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 [Socio] Jackass, Dirty Sanchez, sur la trash adolescence

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Party Boy
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MessageSujet: [Socio] Jackass, Dirty Sanchez, sur la trash adolescence   Lun 3 Oct - 15:18

Jackass, Dirty Sanchez : sur la trash adolescence
David Le Breton, professeur de sociologie à l’Université Marc Bloch de Strasbourg

Source : http://www.cairn.info/revue-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-2004-4-page-73.htm

Le souci d’être soi n’impose plus la référence à une norme extérieure mais un bricolage sur ce qui paraît possible à l’instant. Ce n’est plus l’interdit qui régit les relations sociales mais le possible. L’absence de retenue est de mise dans maints programmes de télévision, elle se traduit par le flou des frontières entre privé et public. Une multitude d’émissions sur le principe de la télé-réalité (Loft Story, etc.) ou de débats, du style C’est mon choix, confirment nombre de personnes sur le fait qu’elles ont après tout bien raison de défendre telle idée ou tel comportement, puisque telle est leur décision. Ces émissions sont fondées sur une mise à nu réelle et/ou symbolique : on voit les concurrents sous la douche, aller au lit ou faire leur toilette, on assiste à leur sommeil ou à leur réveil, on entend leurs conversations et les propos qu’ils tiennent les uns sur les autres. Ailleurs, on expose sans dilemme sa vie sexuelle, ses particularités physiques ou morales, on arbore ses implants ou ses interventions de chirurgie esthétique, on se confesse, on s’exhibe dans la vie quotidienne. Légitimation d’être soi, de posséder des goûts particuliers, un mode de vie, une manière de s’habiller ou d’élever ses enfants. Ou encore il s’agit de gagner de l’argent en se soumettant à des situations ou à des compétitions visant à susciter les rires du public, en séduisant un millionnaire ou en mimant des paysans. La promotion de soi devient une activité à temps plein. Une multitude de sites internet donnent à voir au quotidien des individus ordinaires grâce à leur webcam. Ces espaces foisonnants sont de formidables éloges à la singularité quelconque de ceux qui les animent ou les regardent. Elles fournissent une mine d’identifications à des individus livrés avec anxiété à l’invention permanente de leur existence faute de modèles établis. L’individualisme démocratique de nos sociétés amène chacun à la seule ambition d’être soi, de suivre la pente que l’on présume être la sienne.

Dans une société où les limites se négocient en permanence, il convient de savoir jusqu’où aller trop loin. Souci par ailleurs typiquement adolescent, accentué par le contexte contemporain de désorientation du sens et la nécessité d’établir par soi-même les codes de ses relations aux autres et au monde. Forcer le trait est une bonne manière d’attirer l’attention. Maints comportements de la vie quotidienne sont de cet ordre, avec la volonté de troubler le regard des éventuels spectateurs d’une autre classe d’âge. Ces attitudes tendent à devenir courantes dans les lieux publics ou les transports en commun (bousculades à grands cris, pets, rots, baisser son pantalon, interpellations bruyantes, etc.). Le tout assorti de regards en coin pour voir si la provocation a réussi ou non. Désir de prolonger la toute-puissance dont ils jouissent souvent à l’intérieur de leur famille, à l’espace public ; jubilation de jouer avec des interdits présumés, largement surévalués.

Des comportements envers les autres, des actions sur soi, des tenues vestimentaires, des piercings ou des tatouages, des manières de se coiffer, etc. sont souvent mis en œuvre dans le sentiment explicite de « choquer » ainsi les adultes. Les histoires de piercing ou de tatouage abondent en emploi glorieux de ce terme. Manière de prendre le contrôle du sentiment d’étrangeté à être soi. Un humour décalé se traduit dans une forme de surenchère, le jeune se sent maladroit, ridicule dans son corps, il prend l’initiative de provoquer le regard indigné des autres pour se rassurer.

La loi paternelle fondée sur l’interdit et la reproduction sociale cède à une présence maternelle axée plutôt sur la confiance et propice à l’hédonisme. L’adolescence contemporaine est un monde marqué par la mère, par l’absence de limites, régressif. Des émissions cultes comme Jackass ou Dirty Sanchez où l’on joue avec le risque ou les interdits, où les protagonistes revendiquent leur « bêtise » comme une forme d’excellence, où il s’agit de « repousser les limites de la connerie » selon Michael Youn, sont significatives de ce jeu permanent avec le possible dans le mépris des anciens interdits avec le souci très fort de tirer son épingle du jeu et de se distinguer tout en cherchant délibérément à incommoder.

Ce phénomène général touche particulièrement les adolescents en accentuant socialement des traits qui sont psychiquement saillants en eux à cette période de la vie : tendance à la provocation, à l’exhibitionnisme, à la scatologie, etc. Nombre de ces comportements sont vécus comme incivilités par des témoins qui conservent encore intactes leurs anciennes défenses. Nous vivons de moins en moins ensemble, mais de plus en plus côte à côte avec une susceptibilité grandissante pour les libertés prises par les autres dans l’intolérance de toute limitation posée à ses propres comportements. La honte est un enseignement sur les limites à ne pas franchir pour demeurer de plain-pied au sein du lien social, ne pas déroger au jugement des autres. La menace de la honte est donc une forme de régulation sociale, de bornes à la toute-puissance. Elle est intériorisé à la suite de l’éducation reçue au sein de la famille, elle implique l’instauration des limites de l’acceptable dans les comportements visibles au regard des autres, voire à soi-même dans l’intimité.

La tendance à la régression est une forme de défense au moment de l’adolescence, un repli sur une phase ancienne de développement pour conjurer les menaces d’un changement dont le jeune appréhende les données : le passage inquiétant de la sexualité infantile à la sexualité adulte et la mise en crise du sentiment d’identité. « Le réinvestissement de l’analité trouve à s’inscrire dans cette perspective dialectique, écrit F. Ladame ; il peut être vu comme une défense à la fois contre la progression vers la sexualité adulte et contre un risque régressif autrement catastrophique, celui d’un effondrement narcissique et d’une désorganisation de l’identité » Les excréments étaient autrefois une possession et un objet d’échange pour l’enfant au moment d’abandonner le stade infantile. « L’exigence entièrement nouvelle à laquelle l’adolescent doit faire face crée inévitablement une incertitude autour de la question : qu’est-ce qui est à moi ? Qu’est-ce qui n’est pas à moi ? D’où le réinvestissement compréhensible de ce qui fut la première appropriation possible du sujet en devenir : l’objet anal, l’étron, cet objet de transaction et du commerce dès le moment où ont existé des modalités relationnelles caractérisées par le début d’un lien à l’autre » (p. 115). Il s’agit alors d’accéder à l’autre sexe en tant que partenaire éventuel ou de faire le choix du même.

Le détour par l’analité est une esquive de l’épreuve de réalité, elle procure de la confiance et se prolonge par une recherche du semblable en quête de sécurité narcissique. Dans les interactions masculines surtout, à cet âge, la sexualité est couramment associée à l’analité dans une volonté de prendre le contrôle d’une affectivité qui effraie. La menace d’éprouver un sentiment de honte était une incitation à la sublimation et au réinvestissement de cette tendance. Aujourd’hui elle ne fait plus guère obstacle aux tendances prégénitales, la régression se donne sans limite, elle ne gêne plus la plupart des adolescents qui savent en revanche qu’ils perturbent les autres à leur entour et jouissent des effets provoqués. L’usage ritualisé de la souillure dans le vocabulaire est une mise à distance, une obscénité défensive par laquelle le jeune essaie de faire accroire (à soi et aux autres) qu’il sait tout et est au-dessus de tout ça. « On parlera d’histoires de “cul” ou de “fesses” pour évoquer des histoires de cœur ou de sexe. L’association anal-génital fait bon ménage pour qui a peur de l’amour et préfère l’anatomie au sentiment, témoignant du trouble et de l’angoisse que nous impose la génitalité » De même le vocabulaire de l’entre-soi adolescent est ponctué de références scatologiques ou vulgaires, injures, insultes banalisées. À la référence multiple et classique aux « bites », « couilles », « cul » s’ajoutent aujourd’hui les « putes », « connasses », « connards », toutes les variations autour des « enculés », les « nique ta mère », « fils de pute », etc. dont se nourrissent banalement bon nombre d’échanges adolescents.

Le goût de l’obscénité de l’adolescent se traduit aussi lors des repas familiaux par les provocations, les histoires salaces, l’usage délibéré de propos argotiques dans la délectation de troubler un auditoire qui n’ose guère réagir. L’étayage sur le groupe des mêmes exerce alors une fonction transitionnelle, elle remet à plus tard les décisions essentielles. Chez les garçons, le groupe des pairs est un foyer d’entretien et de surenchère de l’obscène pour se rassurer sur une sexualité qui reste encore à élaborer. Le retour vers l’analité n’est pas nécessairement une fermeture sur soi puisqu’il procure une connivence, des moments de partage avec d’autres immergés dans les mêmes questionnements identitaires.

L’effacement de la honte est une forme de détachement du lien social, et notamment de la dépendance au regard d’autrui, à travers une affirmation de l’individu en tant qu’il est l’artisan de sa propre existence. La disparition des traditions, des idéologies, des chemins tout tracés, induit une quête personnelle du sens. Pendant que les parents perdent leur influence éducative, que l’école peine à établir les règles d’une citoyenneté partagée, les jeunes générations entrent sous l’influence d’une culture tout entière régie par l’univers de la consommation et de la publicité, accentuant encore l’écart entre les générations. L’hédonisme de la consommation structure le rapport au monde, privilégiant les droits sur les devoirs. Dans ce contexte le sentiment de honte tend à perdre son ascendance sur un certain nombre de comportements. En revanche, elle se déplace, pour les jeunes générations, plutôt dans le regard des pairs, concernant la mise en scène de l’apparence et la révérence aux marques commerciales. L’une des terreurs des collèges ou des lycées est de passer pour un « bouffon », d’« avoir la honte ». L’estime de soi ne vient plus de l’adhésion à des valeurs unanimes structurant le lien social, elle ne s’alimente plus dans le miroir des aînés ou des ancêtres mais dans celui des pairs.

1 Les frontières du ridicule et de l’embarras ne cessent de se modifier, investissant de nouveaux domaines et relâchant leur emprise sur d’autres. La honte rapportée aux comportements, à la sexualité, au corps, à l’intime est nettement en régression aujourd’hui. Au-delà des émissions de télé-réalité, se multiplient les émissions fondées sur le principe de « piéger » quelqu’un dans la vie quotidienne pour jouir en voyeur de la situation, sollicitant même dans Blagadonfs des enfants d’une dizaine d’années mettant à vif le nerf des adultes. Ou bien ce sont des téléspectateurs eux-mêmes qui envoient les séquences vidéos familiales où un proche s’est involontairement couvert de ridicule. La publicité est d’ailleurs souvent fondée sur la leçon donnée par un enfant ou un adolescent à un aîné, « ringard » et caricatural, ignorant le dernier produit en vogue.

Si l’une des significations sociales de la honte consiste à établir des frontières de comportements et donc à distinguer ce qui relève du public et du privé, pour réprimer un comportement susceptible d’altérer l’image de soi et de gêner les autres, alors ce sentiment manque royalement aux protagonistes de Jackass ou de Dirty Sanchez ou dans Les onze commandements, version française des mêmes inclinations. La menace de la honte reste sans effet, elle est à l’inverse une incitation à l’action. Le jugement dépréciatif des autres est recherché comme une incitation à aller plus loin encore. Ce sont des émissions fondées sur le retournement des affects dans la poursuite du jeu d’adolescence et du goût pour l’analité. Là où dans la vie courante, il y aurait virtuellement pour leurs protagonistes, honte, humiliation, ridicule, ces situations deviennent autant d’occasions de se « marrer » et de se mettre en valeur dans la conviction jubilatoire de choquer les témoins « adultes » et de flatter un public adolescent qui s’y épanouit sans mesure.

Si la honte est une perte de contenance, elle n’affecte pas ces jeunes protagonistes, à l’inverse toujours en quête d’un containing jamais reçu et qui appelle en eux, pour pouvoir exister, un jeu permanent avec les limites réelles et symboliques. L’angoisse devant l’absence de containing est conjurée par la dimension ludique des épreuves filmées et par la valorisation sociale permanente qu’elles octroient en leur donnant un statut de star. Ce qui aurait pu induire une souffrance est retourné en son contraire comme une forme d’affirmation de soi. La relation au monde s’établit en revanche sur le mode de la déconstruction perpétuelle, d’une mise en question des rites d’interaction les plus élémentaires. L’étayage du groupe des mêmes s’impose dans un retrait relatif du lien ordinaire aux autres, largement compensé par les bénéfices secondaires. « Je pense qu’il faut rire au maximum. S’amuser, sinon à quoi ça sert d’être ici. On verra bien ce qui se passera. On est sur terre pour s’amuser », dit l’un des protagonistes de Dirty sanchez. « M’amuser le plus possible », dit un autre. Jackass signifie en américain « crétins », « débiles ». Mais le terme est revendiqué comme une forme d’excellence.

La sociabilité de ces émissions est masculine, renchérissant sur de vieilles valeurs de la virilité où il s’agit d’être le meilleur en multipliant les épreuves : qui pisse ou crache le plus loin, qui « tombe » le plus de filles, qui a « la » plus longue, etc. Ces émissions sont des variantes de ces défis classiques, la bonne humeur en plus. Dès lors que l’un des protagonistes a une idée les autres le suivent et s’efforcent de la reproduire sinon de renchérir sur elle. On retrouve dans ces émissions le style des conduites à risque des garçons, le heurt avec le monde, la provocation, la démonstration personnelle. Mais les scènes dangereuses ne sont pas fondées sur une souffrance dont le jeune cherche à se défaire comme dans les conduites à risque, il s’agit ici d’un spectacle du risque avec des jeunes qui connaissent leurs limites, même s’ils vont assez loin. Les filles sont absentes où spectatrices éblouies de ces joutes viriles.

Dans ces émissions ou ces pratiques, l’individu se dédouble et isole son corps comme un instrument de transgression ou de provocation. Détaché du sujet qui lui procure une identité, le corps devient de la viande, il perd son humanité pour devenir un dégorgeoir de sang, de plaies, de bosses, de merde, de sperme, de vomi, etc. Mais simultanément le sujet demeure captif de cette viande qu’il soumet à une série d’épreuves physiques ou morales.

Dans le body art où se joue également le retournement des corps, les transgressions, ou les scarifications, une communication est établie par l’artiste qui vise à transformer le monde, à changer le regard des autres. À l’inverse, dans ces émissions il s’agit de « se marrer ». Et le rire, loin d’être transgressif, est un rire de conformité où toute gravité a disparu, un rire de dénégation des circonstances et du risque parfois encouru. Une image récurrente de ces émissions consiste en un personnage plié en deux de douleur et hurlant son dépit, après avoir revendiqué l’épreuve, et ses amis hilares, pliés en deux par un rire inextinguible. Mais nous sommes aux antipodes de Rabelais, en dépit de ce goût pour le « bas corporel » ou le « corps carnavalesque » cher à M. Bachktine. Rire de celui qui vient de tomber ou de se faire mal est l’effet pervers d’un regard incapable de se décentrer, de prendre de la distance.

L’autre, s’il n’est de l’entre-soi, est faire-valoir ou victime, ou encore témoin effaré de la scène. Le goût de la transgression est accentué pour le jeune par la volonté de provoquer le regard des autres. Le sentiment de honte est absent de ces événements où tout est possible hormis le viol ou le meurtre, mais dont on sent la tentation dans la volonté d’aller encore plus loin. La provocation du regard de l’autre se traduit par la rupture d’interdits défendus habituellement par la pudeur et la crainte du ridicule : se promener nu ou en slip ; uriner ou déféquer devant des automobilistes arrêtés à un stop ; ravaler son propre vomi ; sniffer du curry jusqu’au vomissement ; s’agrafer les testicules aux cuisses ; proposer ses fesses pour un concours de fléchette ; rejeter par la bouche un ver de terre inséré dans le nez ; faire un concours de masturbation ; surprendre un ami endormi en lui pissant sur le visage ou en déféquant dessus, en lui coupant les cheveux, ou en les teignant avec des vaporisations de peinture, en lui mettant des insectes dans la bouche ou de la sauce au piment dans les yeux ; nus ou en slip s’entasser dans un caddy et être poussés à toute allure dans le magasin ou le parking par un comparse ; etc. Provocations renforcées par le fait non seulement d’être effectuées en public lors du tournage, mais de les voir ensuite diffusées pour des millions de téléspectateurs. La plupart des séquences s’achèvent d’ailleurs par des scènes d’hilarité où l’un ou plusieurs des protagonistes baisse son pantalon et exhibe ses fesses devant la caméra. Dans Dirty Sanchez, menée par trois Gallois, émission plus crade, plus trash encore que Jackass, où l’alcool et l’ivresse rythment les images, l’un des protagonistes déclare être « le saint patron de la biture et avoir la seule ambition de rester éveillé ». Il se demande avec gravité : « Pourquoi être normal ? »

Si la transgression publique et jubilatoire des interdits moraux est l’un des points majeurs de ces émissions, l’autre consiste dans la mise en danger de soi : se frapper mutuellement à tour de rôle dans les testicules, le visage, le ventre ; faire du vtt ou du skate dans des lieux dangereux ; être traîné par un cheval dans la boue ; effectuer des combats de boxe sur échasses ; réaliser des acrobaties dans des lieux improbables (égouts, murs, rochers, etc.). Immanquablement les séquences s’achèvent par des chutes successives et des cris de douleurs mêlés de rire. La virtuosité face au danger, la résistance à la douleur se partagent la scène à travers une suite infinie de défis car si l’un tente quelque chose les autres le suivent dans une logique permanente de défis. « Ça m’a fait mal, mais c’était bien », en est une conclusion assez courante.

Dirty Sanchez ou Jackass sont des émissions purement adolescentes même si elles sont conçues par des jeunes dont l’âge est plutôt entre 25 et 30 ans, « adulescents » typiques, en ce qu’elles misent leur formidable succès auprès de cette classe d’âge sur le goût du danger, l’affrontement aux limites morales et physiques, et la scatologie. Les séquences de ces émissions sont enregistrées sur un mode faussement amateur, avec des maladresses soigneusement pensées, qui leur donnent une caution de réalité. Elles procurent ainsi aux jeunes spectateurs l’impression de participer de l’intérieur aux facéties d’une bande de copains. Toute distance est rompue et les modèles d’identification se donnent libre cours. Chacune des émissions est précédée de l’annonce faussement naïve qu’il convient de ne pas répéter les séquences enregistrées car elles ont été tournées avec des cascadeurs et sous le contrôle de médecins. S’agissant d’un public adolescent, avec les tentations classiques de cet âge, on ne saurait trouver meilleure incitation à passer à l’action. Des associations de jeunes se sont d’ailleurs créées qui cherchent à développer leur créativité en s’inspirant du principe de ces émissions. Des accidents ont déjà eu lieu en la matière. Un exemple typique et caricatural : en mars 2004 quatre adolescents sont nus dans un caddy sur le parking d’une résidence de Cergy-Pontoise. Ils se photographient, se filment avec jubilation. L’un d’eux commence à escalader le toit du parking, il chute et se fracture le bassin. Tout est bon pour être vu, même s’il faut en payer le prix.
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